Catégorie : Sport

Rugby féminin : Une histoire de guerrières

Pendant des années, le rugby était un sport créé par les hommes, pour les hommes. Mais les temps ont changé et aujourd’hui, si vous voulez jouer au rugby vous pouvez : fille ou garçon, jeune ou moins jeune, grand ou petit, musclé ou moins musclé.

Le développement du rugby féminin a explosé en France en 2014 après que le pays a organisé la coupe du monde féminine. L’événement a mis en valeur le sport, et les bons résultats des Bleues l’ont rendu plus attractif ; elles avaient en effet obtenu la médaille de bronze. « Bien sûr, quand tu as des bons résultats, les gens commencent à s’intéresser, et l’équipe féminine jouait bien au moment où le XV de France masculin n’était pas au top de son niveau, alors ça a aidé » nous déclare Miléna Soloch, joueuse au poste de talonneuse pour le LMRCV (Lille Métropole Rugby Club Villeneuvois) et membre de l’équipe de France.

Miléna a d’abord commencé à jouer au rugby vers l’âge de 5 ans en suivant l’exemple de son grand frère, coach. Après avoir essayé de nombreux autres sports, c’est finalement à 9 ans qu’elle est revenue au ballon ovale. « Au début, j’étais la seule fille de l’équipe. Les garçons étaient sympas avec moi parce que le coach était mon grand frère mais j’ai dû leur prouver que je pouvais bien jouer aussi, même en étant une fille. » L’un des inconvénients pour réussir à bien s’intégrer lorsque l’on est l’unique fille de l’équipe, c’est évidemment le passage aux vestiaires : « dans ce genre de sports, une bonne partie de l’esprit d’équipe se développe en dehors du terrain, et en particulier dans les vestiaires. Le fait de devoir me changer ailleurs rendait mon intégration plus difficile » se souvient Miléna.

Heureusement pour celles qui veulent se mettre au rugby, depuis 2015 le nombre de joueuses féminines augmente de 15% chaque année. En mars 2020, 23 470 femmes étaient licenciées (en France) contre seulement 11 000 en juin 2013. Les rugbywomens représentent aujourd’hui 10,2% des licenciés du pays et dans certains clubs, la moitié des joueurs sont des joueuses.

« Lorsque j’ai commencé avec l’équipe de France il y a 10 ans, nous n’avions même pas de dotation « 

Le développement du rugby féminin en France a notamment été rendu possible grâce aux performances des joueuses. En effet, en 2018, la France réalise le Grand Chelem au Tournoi des 6 Nations, ce qui signifie que l’équipe a gagné ses 5 matchs. Ce succès a permis à Jessy Tremoulière d’être élue Meilleure joueuse du monde. Cette année-là, 4 joueuses françaises étaient en lice pour le titre alors qu’aucun joueur du XV masculin ne l’était.

Bien entendu, même si de nombreux efforts ont été faits pour permettre la reconnaissance du rugby féminin, l’égalité des sexes dans ce sport est encore loin. Aujourd’hui en France, une femme ne peut pas vivre uniquement de la pratique du rugby. « Je me souviens lorsque j’ai commencé avec l’équipe de France il y a 10 ans, nous n’avions même pas de dotation, on nous avait juste donné un survêtement. Alors si on m’avait dit qu’un jour je serais payée pour jouer au rubgy, même une petite somme, je ne l’aurais pas cru » dit Miléna.

Ainsi, la jeune femme de 28 ans doit jongler entre son travail d’ostéopathe et sa carrière d’athlète. « On a des journées de dingues, on travaille toute la journée, le midi on va à la muscu, le soir on s’entraîne et les week-ends on parcourt la France pour le championnat ». Mais elles n’ont pas le choix car si le rugby s’arrête, elles n’ont plus rien.

©Aubin Lipike

Alors pourquoi faire ça, pourquoi sacrifier autant de temps et d’énergie pour jouer à haut niveau ? Pour Miléna la réponse est simple : son équipe, le LMRCV. « Le rugby est beaucoup plus qu’un sport, les filles sont ma deuxième famille, d’ailleurs je les vois plus souvent encore que ma vraie famille. C’est une amitié indescriptible, des valeurs que l’on partage”.

« Sur le terrain on est des guerrières, on est prêtes à tout donner pour les filles de l’équipe »

Son équipe est partie de rien, et en 2010, deux nouveaux coachs arrivent, Damien Couvreur et Guillaume Bacara avec un projet : atteindre la première division. Ainsi commence un long parcours pour celles qui deviendront les « Putain de nanas ». Il faut apprendre à se connaître, à se faire confiance et à jouer et se battre ensemble. « Sur le terrain on est des guerrières, on est prêtes à tout donner pour les filles de l’équipe » déclare Miléna.

Cette amitié a créé l’âme du groupe et en 2016, c’est enfin la consécration : le LMRCV gagne le championnat. Une victoire d’autant plus importante que lors du premier match de la saison, Alice Dallery l’une des joueuses, tombe dans le coma et reste paralysée. Ce jour-là, les filles lui font une promesse folle : « A la fin de l’année, tu te tiendras debout sur le bouclier [Trophée du championnat] ». Ainsi, le 21 mai 2016, Alice était capable de remarcher et elle a pu se tenir debout sur le bouclier que son équipe avait gagné pour elle.

Alice Dallery sur le bouclier, entourée de son équipe ©Screenshot France4 TV

La ligue française travaille dur pour développer le rugby féminin, en allant dans les écoles pour faire connaître le sport aux enfants, en ouvrant de nouveaux centres de formation et en y accueillant de plus en plus de filles. Pour Miléna, la prochaine étape sera de diffuser les matchs féminins sur les grandes chaînes aux heures de pointe, tout comme les matchs masculins. « Et bien sûr, nous avons besoin de bénévoles car lorsqu’il faut accueillir du public dans les stades, il faut des gens pour vérifier les tickets, tenir la buvette, nettoyer… » précise-t-elle. Elle espère que les petites filles qui verront les matchs réaliseront qu’elles peuvent elles aussi jouer car « au rubgy il y a toutes sortes de physiques, c’est ça qui est beau, il y a de la place pour tout le monde. Tu peux te battre dans la boue sur le terrain et être coquette et féminine le reste du temps ». Jouer au rugby ne te rend pas moins femme pour autant.

Alors qu’il soit féminin ou masculin le rugby a la même valeur. C’est une histoire d’amitié. C’est une histoire de travail d’équipe. C’est une histoire de passion. C’est une histoire de Guerrier.res.

Florine Van Wambeke

Pour aller + loin :

Si vous êtes intéressé.e.s par le LMRCV et que vous souhaitez plus d’informations ou que vous voulez être bénévole, voilà le site internet :

http://www.rugby-villeneuvedascq.fr

Vous pouvez également regarder le documentaire sur les « Putain de Nanas » réalisé par France 2 https://www.france.tv/slash/putain-de-nanas/

Le kilimandjaro ou comment Charly organise des aventures extraordinaires avec Sun Chasers

Le confinement dû au Coronavirus Covid-19 (pas le virus lui-même évidemment) a aussi du bon. Il (sur)développe par exemple la créativité de beaucoup, à distance. C’est comme ça que j’ai pu faire la connaissance de Charly, alias Charlotte, le vendredi 3 avril 2020 sur les réseaux sociaux.

Plus exactement grâce au Live Instagram « Café au Leeb » spécial confinement (du lundi au vendredi à 11h du matin) organisé par le chanteur, compositeur et acteur Tom Leeb. Il a suffit que Charly, fondatrice de Sun Chasers, parle de sa passion une minute pour me donner envie de l’appeler. Nous voilà parties, loin de notre maison, à travers une passionnante conversation sur ses pas et ceux de ses coéquipières au Kilimandjaro, le sommet le plus haut d’Afrique avec ses 5890 mètres d’altitude en 2019… Vous pourrez également découvrir son documentaire.

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Tendances : Rigall, une marque latino-américaine sportwear et flashy

La marque Rigall joue sur les couleurs flashs. Crédit : Rigall

Temps de lecture : 5 minutes.

Les vêtements sportwear deviennent dans les années 2000 indispensables, agréables et sympas à porter. Quelques années plus tard, Kim Kardashian avec l’inspiration de son mari Kanye West, va encore plus loin en transformant les vêtements de sport en véritables tendances chics et sexy. Créée en 2001, la marque d’origine latino-américaine Rigall a eu rapidement cette vision avant-gardiste sportwear chic et connaît actuellement un grand succès en Amérique latine, aux Etats-Unis et arrive en Europe. Son catalogue est riche, allant du sobre au très coloré selon les goûts. Petit tour d’horizon…

Rigall : une marque athleisure originaire d’Amérique latine

Vous sortez d’une séance de Yoga, de fitness ou de danse et vous n’avez pas le temps de vous changer pour aller prendre un café avec des amis, que faire ? Les soeurs Carmen et Maria Gabriela Rigall partent de cette question lorsqu’elles fondent leur marque Rigall. Leur ligne de prêt-à-porter adressée aux femmes adopte la technique athleisure, cette dernière très en vogue ces dernières année permet de réaliser une activité physique dans une tenue stylée et de continuer sa journée sans se changer.

Les créatrices s’inspirent beaucoup de leurs origines d’Amérique latine pour créer les designs originaux et colorés de leurs collections (deux nouvelles par an) : des tops, des débardeurs, des brassières, des leggins… adaptés à toutes les morphologies grâce à des textiles élastiques et confortables pour le corps.

« Notre objectif avec Rigall est d’innover avec des propositions sportives pleines de féminité, de fraîcheur et de créativité où se reflète notre passion. Notre travail est motivé par l’amour que nous ressentons pour la nature et les femmes. Nous proposons des produits nationaux de grande qualité qui intègrent des matériaux et des tissus dernière technologie pour le sport avec des designs exclusifs. »

Positivement marquées par la mode des années 80 et 90, Carmen et Maria Gabriela ont voulu s’inspirer des body moulants roses flashy et des leggins néons, du style pop glam, du doré et de l’argenté, stars des clips vidéos électro de l’époque.

Vous pouvez jeter un coup d’oeil à leur collection sur leur site internet, Rigall effectue les livraisons dans la plupart des pays du monde. Les prix varient de 30 à 65 dollars.

Bon à savoir : pendant le mois d’octobre, consacré à la sensibilisation au cancer du sein, Rigall s’unit à l’association Sinosayuda, une raison de plus pour s’intéresser à cette marque latino-américaine.

L’utilisation de technologies innovantes pour le sport et la vie de tous les jours

Les technologies qu’utilise Rigall dans la fabrication de ses vêtements sportwear chic permettent une grande aisance de mouvement, l’aération de la peau et évitent les odeurs de transpiration. Ce qui est plutôt cool car cela permet aux femmes de rester fraîches et de sentir bien toute la journée ! Et c’est le but non ?

Côté textiles, Rigall utilise le nylon comme base via la technologie Supplex® qui donne ainsi au tissus un toucher similaire au coton et une protection contre les UV, combiné au Polyamide avec Emana® pour la respiration. Ce dernier contient des minéraux bioactifs incorporés dans le fil du textile. Ceux-ci aident à l’absorption de la chaleur corporelle, offrant des propriétés thermorégulatrices et améliorant la micro-circulation sanguine.

Article écrit par Isabelle Levame avec l’aide de Koa Press.

Saint Valentin 2020 : les dix meilleures offres Amazon à moins de 30 euros

Ce vendredi 14 février 2020, vous le savez, c’est la Saint Valentin, éternelle fête des amoureux qui tire ses origines au IIIème siècle… Il y a celles et ceux qui ont déjà reservé un restaurant plein de charme ou organisé un week-end en tête en tête avec leur amoureux(se). Il y a aussi ceux qui s’en fichent, ceux qui s’y prennent au dernier moment et celles qui veulent simplement se faire plaisir. Treiz’Hebdo vous propose ses dix coups de coeur (plus cinq en bonus) Amazon.

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Big Up, le site internet qui permet d’avoir la vidéo personnalisée d’une célébrité

Crédit : Big Up Vidéo

Anaïs Langlois, Adrien Chaput et Stefan Tran sont amis, ils viennent du monde de la communication et du marketing et ont lancé en mai dernier la société Big Up Vidéo. Ce site internet français fonctionne sur un principe simple : …

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