La ternura ou la tendresse, une pièce de théâtre espagnole qui nous tient en haleine jusqu'au bout !

La reine Esmeralda Elena González avec ses deux filles Rubí et Salmón (interprétée par Natalia Hernández. Crédit : Teatro infante Isabel

Treiz’hebdo est allé voir la Ternura (la tendresse en français), une pièce de théâtre écrite par le dramaturge espagnol Alfredo Sanzol. Pour nous, le pari est relevé. Une île déserte, des femmes habillées en hommes et des hommes effrayés par les femmes...

On n’en dit pas plus, l’auteur parvient à créer une atmosphère et à jouer sur ses inspirations shakespeariennes pour les associer à l’époque d’aujourd’hui. Et surtout on a beaucoup ri car l’oeuvre repose sur des rebondissements à n’en plus finir (comiques de répétition, de geste, de mots, de situation, de caractère…) et l’énergie insatiable de ses six comédiens.

Nous en avons profité pour interviewer deux des protagonistes : Natalia Hernández (Princesse Salmón, la plus jeune des deux soeurs) et Paco Déniz (le bûcheron Verdemar, l’aîné des deux frères).

Les comédiens et Alfredo Sanzol des amis depuis toujours

« Nous nous connaissons depuis 20 ans avec Alfredo Sanzol, depuis notre rencontre à l’Academia de las Artes Escénicas de España (qu’il préside actuellement). En 2017, il nous a tous réuni pour nous parler de ce projet de pièce de théâtre (qui n’était pas encore écrite !). Nous avons fait les premiers essais avec une quinzaine de pages de texte… C’était complètement fou. » explique Natalia Hernández qui a reçu le prix du meilleur second rôle en 2018 pour son rôle (de la Unión de Actores y Actrices). A la question, qu’est-ce qui différencie Salmón de sa soeur, Natalia Hernández répond : « son insouciance, sa capacité à affronter ses peurs et braver les interdits ».

Le bûcheron Azulcielo, Marrón (le père) et Verdemar (l’aîné des deux frères interprété par Paco Déniz). Crédit : Teatro Infante Isabel

Paco Déniz ajoute : « Comme un créateur de mode, Alfredo Sanzol a fabriqué les personnages à notre mesure pour La Ternura. Il a pu faire tous les ajustements en fonction de l’avancement de l’écriture de la pièce, ce qui rend les répliques et les rebondissements si naturels pour nous. Il a fallu un an de préparation et désormais nous sommes à 300 représentations en Espagne. La pièce illustre à merveille l’ABC de l’âge d’or du théâtre (16ème et 17ème siècle) avec des références à Shakespeare (tels que des questionnements intérieurs, le déchaînement des passions, la haine…). D’un autre côté, la pièce s’adapte très bien à notre époque avec des thèmes aussi profonds et variés que la question des genres, l’homosexualité, la peur de l’inconnu et de l’autre, la recherche de soi, ou encore a sexualité… « 

A noter que chacun des comédiens a une doublure. Il est possible que vous n’ayez pas les mêmes lors d’une représentation. Pour les entrées, plus d’informations directement sur le site internet du théâtre de l’Infante Isabel.

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