Fearless, un nouveau magazine de photos espagnol qui lutte pour des causes sociales !

« L’idée de Fearless est venue lorsque nous avons organisé l’année dernière une exposition de photos appelée Movimiento sin piedad (mouvement sans pitié) parrainée par la communauté de Madrid qui avait vocation à lutter pour l’égalité des genres. Et je me suis rendue compte de l’intérêt et de la passion que j’ai pour le soutien des causes sociales. » Raconte Katy Mikhailova, la fondatrice et rédactrice en chef du nouveau magazine espagnol Fearless

Katy est une journaliste hispano-russe de 29 ans, ayant fait ses études de journalisme à l’université Complutense de Madrid. Nous lui avons posé cinq questions à l’occasion de la sortie du premier numéro sur la défense des animaux domestiques, tiré à 6000 exemplaires, uniquement à Madrid pour l’instant…

Comment vous êtes vous lancée dans la création d’un magazine ?

Katy : petites, les filles ont de nombreux rêves, le mien était de devenir journaliste et de créer un magazine. J’ai toujours eu une grande admiration pour Anna Wintour. Différents événements ont ensuite orienté la ligne éditoriale de Fearless, consacrée à la photographie liée à des thématiques sur la responsabilité sociale corporative .

Ce trimestre il s’agissait de la défense des animaux avec des intervenants comme la photographe espagnole Ouka Leele, l’homme d’affaires espagnol Mario Conde, la styliste Agatha Ruiz de la Prada et sa fille Cosima Ramirez, l’acrobate Coral González… Le deuxième numéro qui sortira en mars prochain, abordera un autre thème, celui du harcèlement : moral, infantil, sexuel…A travers de nombreuses autres figures emblématiques espagnoles.

Katy Mikhailova lors de la soirée de lancement de Fearless. Crédit : Jose Luis Simon

Pourquoi avoir choisi le nom Fearless ?

Le nom Fearless (sans peur en anglais), c’est tout simplement le fait de lutter sans peur sur tous les fronts et j’ai trouvé que le mot en anglais était plus percutant.

Info de la rédaction que nous avons partagée avec Katy Mikhailova : en France, il y a quelques mois, Fanny Leeb, une chanteuse française à la voix de jazz ayant notamment participé au programme The Voice, soeur du chanteur et comédien Tom Leeb et fille de l’humoriste Michel Leeb, a sorti un single intitulé Fearless. Ce titre représente le combat qu’a mené la jeune fille atteinte d’un cancer du sein à l’âge de 32 ans pendant quatre mois et qui désormais guérie, aide les femmes qui en sont elles aussi victimes en parallèle de la chanson.

Pourquoi le premier numéro Fearless est-il consacré aux animaux ?

En Espagne, en 2018, plus de 138 000 animaux domestiques ont été abandonnés ce qui en fait le pays le plus important en terme d’abandons en Europe. Le numéro est sorti le 10 décembre qui était le jour parfait puisqu’il s’agit de la journée nationale du droit des animaux. Nous avons nommé ce thème « Piel con Piel » car nous voulions mettre en lumière le lien qu’il peut y avoir entre la peau d’un être humain et celle d’un animal…

Il faut savoir aussi que l’intégralité des bénéfices réalisées sur les ventes du magazine sont reversés à des associations, pour ce numéro-là ce sont des associations animales bien sûr.

Quelle vision souhaitez-vous donner de la responsabilité sociétale des entreprises avec le magazine Fearless ?

Katy : l’idée de Fearless est venue lorsque nous avons organisé l’année dernière une exposition de photos parrainée par la communauté de Madrid qui avait vocation à lutter pour l’égalité des genres. Et je me suis rendue compte de l’intérêt et de la passion que j’ai pour le soutien des causes sociales.

La Responsabilidad social corporativa en Espagne (responsabilité sociétale des entreprises) permet aux entreprises de lutter pour des causes importantes aussi diverses que l’égalité hommes/femmes, celle des genres, le combat contre le harcèlement, le cancer… Seulement, l’image de cette action au sein des entreprises espagnoles (je ne connais pas la situation en France) est assez pauvre. Elle ne donne pas envie de lutter, elle ne motive pas suffisamment. Je crois qu’un magazine lié à la photographie avec des personnalités influentes et concernées par ces batailles peut aider à changer les mentalités et engager des actions.

Présent dans tous les kiosques madrilènes, le magazine trimestriel Fearless coûte 4,90€.

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