« L’art comme thérapie » : le credo de la nouvelle marque d’accessoires de mode Chaga Paris

Crédit : François Jungelson

A l’occasion de la campagne pour la sortie de sa première marque, Chaga Paris, nous avons interviewé, à travers douze questions sa créatrice : Valérie Delille, une maman lilloise, mère de quatre enfants. Sa technique : mélanger son art et la mode afin de créer des imprimés aux formes imaginaires pour des foulards. Pour elle, l’art est avant tout une thérapie, un moyen de s’évader… Retrouvez son interview ici…

Comment t’est venue l’idée d’une marque ?

Après avoir vu un de mes dessins (celui d’une ville fictive), tout mon entourage m’a dit que ce serait dommage de ne pas en faire quelque chose. Au départ je voulais le vendre à une enseigne qui fait des foulards et puis mon mari m’a suggéré de créer ma marque. J’ai toujours été attirée par la mode et le dessin… 

Pourquoi le nom Chaga Paris ? 

Le nom Chaga vient de mes quatre enfants : Charlotte, Amandine, Gaspard et Arthur. C’est un petit clin d’oeil que je leur fais. Je suis très attachée à la famille et j’ai ajouté Paris pour montrer que c’est une fabrication Made in France. Pour la petite anecdote, je ne pouvais pas mettre Chaga tout court car c’est le nom d’un champignon du Bouleau, comestible et aux bienfaits thérapeutiques. 

Comment avez-vous trouvé l’inspiration pour les immeubles et expressions des bonhommes (voir photos) de vos dessins ? 

J’adore les villes en général, les zones urbaines. J’ai imaginé une architecture aux lignes courbées, avec un caractère rêveur et coloré pour donner de l’éclat et de la gaieté. Lorsque j’ai créé les dessin des bonhommes, j’étais dans ma bulle, j’écoutais de la musique et des scènes de films. Je prenais plaisir à rentrer dans le dessin comme une petite souris : des enfants qui jouent dans un parc, une bande de potes qui prennent un verre sur une terrasse… J’ai misé sur la curiosité combinée à un monde imaginaire. 

Sur les foulards Chaga, les expressions du visage des bonhommes (très souriants, en colère, surpris, dégoûté, apeuré, tirant la langue) sont multiples et variées…

Les expressions me viennent en écoutant les chansons de la chanteuse française HOSHI que j’adore : j’apprécie les doubles sens de ses paroles et ses métaphores… Je ne voulais pas dessiner des hommes et des femmes, ce sont donc des petits êtres imaginaires qui laissent paraître des humeurs. J’aime beaucoup le cinéma également et des films comme Coup de foudre à Notting Hill et Les Petits Mouchoirs m’ont certainement guidée dans mon travail.

Pour vous, avec quelle sorte de vêtements se marie le mieux un foulard Chaga Paris pour le mettre en valeur ? 

Le Chaga étant un foulard avec beaucoup de couleurs, je le recommande plus avec des coloris unis ou un haut simple . Il peut y avoir quelques motifs ailleurs mais pas trop sinon il ne ressortira pas. Il y a plusieurs manières de porter le Chaga : le mettre dans les cheveux, autour du cou, du poignet, d’un sac. Moi j’aime le porter avec un jean, un tee-shirt blanc ou une chemise blanche…

Vos foulards sont 100% Made in France ? 

Oui, on a la chance d’avoir un savoir faire made in France dans la mode qui est magnifique et étant française je voudrais le garder, avec l’aide de nos usines. Les foulards Chaga Paris sont composés à 100% de twill de soie, une matière très légère et agréable à porter.

Quel serait le style de votre art ?

Je dirai que c’est de l’art moderne et un art thérapie. Je pense qu’en regardant les dessins, on se laisse emporter dans un univers. On peut oublier les tracas et on se retrouve dans une bulle particulière où on peut prendre du plaisir et s’évader comme dans un rêve.

D’où vous vient la passion pour l’art et plus particulièrement le dessin ? 

J’aime ça depuis que je suis petite, le pourquoi je ne sais pas. Dessiner me permet de me sentir bien. Je suis dans ma bulle et dans l’instant présent, c’est un univers que j’aime, sans penser à ce qui pourrait m’ennuyer. Quand je vois une oeuvre, j’essaye d’analyser ce qu’elle m’apporte : de la joie, de la tristesse, de la mélancolie, un mal-être. J’aimerais bien faire vibrer les gens qui regardent mes dessins…

Valérie Delille en train de dessiner pour un de ses carrés

Un artiste/peintre/dessinateur que tu admires en particulier ?

Il y en a beaucoup… Niki de Saint Phalle, Robert Indiana (artiste américain du pop art). A Paris, j’aime aller à l’atelier des Lumières…

Comment vous sentez-vous après le premier objectif atteint pour votre campagne Chaga Paris sur KissKissBankBank ?

Je suis ravie que le produit plaise, les gens sont fascinés par les couleurs et contents d’avoir une gamme accessible pour tous les goûts. La campagne continue encore douze jours sur KissKissBankBank.

Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées pour le moment en tant que créatrice de marque ?

La première difficulté est de se faire connaître. Aujourd’hui je travaille beaucoup sur la communication afin de familiariser le grand public à Chaga Paris.

Quelles sont les prochaines étapes pour Chaga Paris ?

Maintenant on va s’attaquer à la production des produits afin de les mettre en vente dans des espaces dédiés et directement en ligne grâce aux fonds récoltés via la campagne KissKissBankBank que j’ai lancée il y a trois semaines. Je vais me lancer sur de nouveaux prototypes pour les accessoires, notamment une collection de sacs à main pour femmes. Je travaille aussi sur des doublures de vestes de costume pour hommes et des pochettes pour hommes .

Valérie Delille travaille actuellement à la création du site internet ecommerce afin de vendre en ligne sa marque mais aussi sur un tutoriel avec les différentes manières de porter les foulards Chaga Paris.

La campagne KissKissBankBank de Chaga Paris continue encore pendant 12 jours, pour y participer, cliquez ici. Selon le montant de votre participation, à partir de 10€, vous recevrez un des produits de la marque : une carte postale, un foulard, un coussin de décoration pour la canapé ou encore une trousse de maquillage illustrés par l’artiste Valérie Delille.

Publicités

Laisser un commentaire