Rugby féminin : Une histoire de guerrières

Pendant des années, le rugby était un sport créé par les hommes, pour les hommes. Mais les temps ont changé et aujourd’hui, si vous voulez jouer au rugby vous pouvez : fille ou garçon, jeune ou moins jeune, grand ou petit, musclé ou moins musclé.

Le développement du rugby féminin a explosé en France en 2014 après que le pays a organisé la coupe du monde féminine. L’événement a mis en valeur le sport, et les bons résultats des Bleues l’ont rendu plus attractif ; elles avaient en effet obtenu la médaille de bronze. « Bien sûr, quand tu as des bons résultats, les gens commencent à s’intéresser, et l’équipe féminine jouait bien au moment où le XV de France masculin n’était pas au top de son niveau, alors ça a aidé » nous déclare Miléna Soloch, joueuse au poste de talonneuse pour le LMRCV (Lille Métropole Rugby Club Villeneuvois) et membre de l’équipe de France.

Miléna a d’abord commencé à jouer au rugby vers l’âge de 5 ans en suivant l’exemple de son grand frère, coach. Après avoir essayé de nombreux autres sports, c’est finalement à 9 ans qu’elle est revenue au ballon ovale. « Au début, j’étais la seule fille de l’équipe. Les garçons étaient sympas avec moi parce que le coach était mon grand frère mais j’ai dû leur prouver que je pouvais bien jouer aussi, même en étant une fille. » L’un des inconvénients pour réussir à bien s’intégrer lorsque l’on est l’unique fille de l’équipe, c’est évidemment le passage aux vestiaires : « dans ce genre de sports, une bonne partie de l’esprit d’équipe se développe en dehors du terrain, et en particulier dans les vestiaires. Le fait de devoir me changer ailleurs rendait mon intégration plus difficile » se souvient Miléna.

Heureusement pour celles qui veulent se mettre au rugby, depuis 2015 le nombre de joueuses féminines augmente de 15% chaque année. En mars 2020, 23 470 femmes étaient licenciées (en France) contre seulement 11 000 en juin 2013. Les rugbywomens représentent aujourd’hui 10,2% des licenciés du pays et dans certains clubs, la moitié des joueurs sont des joueuses.

« Lorsque j’ai commencé avec l’équipe de France il y a 10 ans, nous n’avions même pas de dotation « 

Le développement du rugby féminin en France a notamment été rendu possible grâce aux performances des joueuses. En effet, en 2018, la France réalise le Grand Chelem au Tournoi des 6 Nations, ce qui signifie que l’équipe a gagné ses 5 matchs. Ce succès a permis à Jessy Tremoulière d’être élue Meilleure joueuse du monde. Cette année-là, 4 joueuses françaises étaient en lice pour le titre alors qu’aucun joueur du XV masculin ne l’était.

Bien entendu, même si de nombreux efforts ont été faits pour permettre la reconnaissance du rugby féminin, l’égalité des sexes dans ce sport est encore loin. Aujourd’hui en France, une femme ne peut pas vivre uniquement de la pratique du rugby. « Je me souviens lorsque j’ai commencé avec l’équipe de France il y a 10 ans, nous n’avions même pas de dotation, on nous avait juste donné un survêtement. Alors si on m’avait dit qu’un jour je serais payée pour jouer au rubgy, même une petite somme, je ne l’aurais pas cru » dit Miléna.

Ainsi, la jeune femme de 28 ans doit jongler entre son travail d’ostéopathe et sa carrière d’athlète. « On a des journées de dingues, on travaille toute la journée, le midi on va à la muscu, le soir on s’entraîne et les week-ends on parcourt la France pour le championnat ». Mais elles n’ont pas le choix car si le rugby s’arrête, elles n’ont plus rien.

©Aubin Lipike

Alors pourquoi faire ça, pourquoi sacrifier autant de temps et d’énergie pour jouer à haut niveau ? Pour Miléna la réponse est simple : son équipe, le LMRCV. « Le rugby est beaucoup plus qu’un sport, les filles sont ma deuxième famille, d’ailleurs je les vois plus souvent encore que ma vraie famille. C’est une amitié indescriptible, des valeurs que l’on partage”.

« Sur le terrain on est des guerrières, on est prêtes à tout donner pour les filles de l’équipe »

Son équipe est partie de rien, et en 2010, deux nouveaux coachs arrivent, Damien Couvreur et Guillaume Bacara avec un projet : atteindre la première division. Ainsi commence un long parcours pour celles qui deviendront les « Putain de nanas ». Il faut apprendre à se connaître, à se faire confiance et à jouer et se battre ensemble. « Sur le terrain on est des guerrières, on est prêtes à tout donner pour les filles de l’équipe » déclare Miléna.

Cette amitié a créé l’âme du groupe et en 2016, c’est enfin la consécration : le LMRCV gagne le championnat. Une victoire d’autant plus importante que lors du premier match de la saison, Alice Dallery l’une des joueuses, tombe dans le coma et reste paralysée. Ce jour-là, les filles lui font une promesse folle : « A la fin de l’année, tu te tiendras debout sur le bouclier [Trophée du championnat] ». Ainsi, le 21 mai 2016, Alice était capable de remarcher et elle a pu se tenir debout sur le bouclier que son équipe avait gagné pour elle.

Alice Dallery sur le bouclier, entourée de son équipe ©Screenshot France4 TV

La ligue française travaille dur pour développer le rugby féminin, en allant dans les écoles pour faire connaître le sport aux enfants, en ouvrant de nouveaux centres de formation et en y accueillant de plus en plus de filles. Pour Miléna, la prochaine étape sera de diffuser les matchs féminins sur les grandes chaînes aux heures de pointe, tout comme les matchs masculins. « Et bien sûr, nous avons besoin de bénévoles car lorsqu’il faut accueillir du public dans les stades, il faut des gens pour vérifier les tickets, tenir la buvette, nettoyer… » précise-t-elle. Elle espère que les petites filles qui verront les matchs réaliseront qu’elles peuvent elles aussi jouer car « au rubgy il y a toutes sortes de physiques, c’est ça qui est beau, il y a de la place pour tout le monde. Tu peux te battre dans la boue sur le terrain et être coquette et féminine le reste du temps ». Jouer au rugby ne te rend pas moins femme pour autant.

Alors qu’il soit féminin ou masculin le rugby a la même valeur. C’est une histoire d’amitié. C’est une histoire de travail d’équipe. C’est une histoire de passion. C’est une histoire de Guerrier.res.

Florine Van Wambeke

Pour aller + loin :

Si vous êtes intéressé.e.s par le LMRCV et que vous souhaitez plus d’informations ou que vous voulez être bénévole, voilà le site internet :

http://www.rugby-villeneuvedascq.fr

Vous pouvez également regarder le documentaire sur les « Putain de Nanas » réalisé par France 2 https://www.france.tv/slash/putain-de-nanas/

COVID 19 et littérature : Trois pièces de théâtre incroyables lues pendant la quarantaine

Dans beaucoup de pays la quarantaine liée à la crise du COVID 19, a duré près de trois mois, le temps d’une saison… Le printemps est passé à l’été sans crier gare, accompagné d’un déconfinement prudent. D’autres Etats devront encore rester confinés des semaines voire des mois pour enrayer la pandémie. Chaque individu à dû s’adapter à un nouveau mode de vie insolite, extraordinaire pourrait-on même dire : travailler de la maison, se retrouver au chômage parfois, s’occuper des enfants qui ne vont plus à l’école, ne pouvoir sortir hors de chez soi que pour tes tâches bien précises etc…

Puis il a fallu trouver des manières de s’occuper. Chacun(e) s’est mis(e) à regarder plus de séries, de films, à créer des challenges ou des émissions sur Instagram, d’autres ont lancé des initiatives solidaires se sont mis à lire, à faire du sport « maison », à écrire, à peindre ou encore à cuisiner. Moi j’en ai profité entre autres, pour lire trois pièces de théâtre américaines, moi qui connais plutôt le théâtre français, anglais, espagnol ou encore russe. Ces trois (chef d’) oeuvres m’ont marquée pour diverses raisons.

Mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller, une pièce de théâtre éternelle

Il s’agit tout d’abord de Mort d’un Commis voyageur, publiée en 1949 par Arthur Miller, un des plus grands dramaturges américains. Cette pièce lui a valu un prix Pulitzer de l’oeuvre théâtrale. C’est une pièce longue (plus de 250 pages) qui tourne autour d’une famille : les parents et leurs deux fils avec quelques personnages satellites. On ne s’ennuie jamais car les dialogues sont forts et remplis de toutes sortes d’émotions : colère, humour, amour, tristesse, mélancolie…

Je ne pense que ce soit un ouvrage qui puisse se lire trop jeune puisqu’il traite de problématiques assez complexe qui touchent l’âge adulte : la crise de la trentaine, les problèmes et désillusions socio-économiques liée à l’American Dream de l’après seconde guerre mondiale, les tourments de deux jeunes hommes à l’aube de leur trentaine.

Le texte fait tout de suite plonger le lecteur dans l’ambiance d’une Amérique en pleine ascension économique, revenue vainqueur de la seconde guerre mondiale et tout lui réussit… En apparence. Mais il y a aussi ceux laissés de côté comme le protagoniste, un homme de soixante ans, père de famille qui a travaillé toute sa vie et sombre peu à peu dans la folie et les questionnements sur sa réussite personnelle/familiale et professionnelle.

Bien qu’âgée de plus de 70 ans, la pièce de théâtre d’Arthur Miller semble on ne peut plus actuelle en ces temps de confinement qui pour beaucoup ont donné lieu à toutes sortes de remise en question. Je recommande cette pièce à n’importe quelle personne qui aime la littérature ! J’ai lu le texte traduit par Raymond Jérôme.

The Sound Inside d’Adam Rapp, une pièce de théâtre mystérieuse et récente

Alors qu’arrive tout juste l’été, The Sound Inside (traduire : l’écho intérieur) de l’auteur américain Adam Rapp (finaliste du prix Pulitzer en 2016 pour Red Light Winter) m’a transportée dans l’hiver glacial du Connecticut où se trouve l’université américaine prestigieuse Yale (une des huit IVY League : avec Penn University, Brown, Columbia, Harvard, Darthmouth, Cornwell et Princeton). Le texte fut publié en 2018.

Cette pièce de théâtre est courte et intense, mystérieuse et limpide comme un matin enneigé encore plongé dans l’obscurité avant l’aube grise. Adam Rapp a choisi de mettre en scène seulement deux personnages : une femme d’une cinquantaine d’années, professeur de littérature à l’université de Yale et Christopher, un de ses élèves. Les dialogues sont d’une intensité rare et on termine la dernière page avec une étrange sensation, le tour est réussi. Jouée au théâtre, ce doit être une oeuvre particulièrement brillante si elle est bien interprétée. Vivement la réouverture de ces salles si vivantes et habitées d’histoires aussi tragiques que comiques et des comédiens/comédiennes heureux de jouer… Il n’existe pas de traduction en français mais elle se lit assez facilement en anglais.

Encore une pièce d’Arthur Miller : Les Sorcières de Salem

Je dois probablement passer pour une inculte mais pour être honnête je ne connaissais pas Arthur Miller avant d’en entendre parler dans le film Molly’s Game d’Aaron Sorkin (si vous ne l’avez vu, à voir ! Il est sur Netflix). Un des personnages du film lit donc Les sorcières de Salem, autre pièce de théâtre majeure d’Arthur Miller, publiée en 1953.

L’auteur y relate l’un des procès les plus importants et complexes des Etats-Unis au XVIIème siècle : 18 personnes sont impliquées dans une affaire de sorcellerie, sujettes à des hallucinations collectives. Le texte ne lésine pas sur les faits, ni les mots ou encore la sexualité mise ne cause… Il s’avère que cette oeuvre d’Arthur Miller est une critique détournée du maccarthysme, cette chasse aux sorcières (aux communistes) aux Etats-Unis au début des années 50 et dont le dramaturge fera lui-même l’objet.

J’ai trouvé cette pièce incroyable et elle m’a tenue en haleine jusqu’au bout grâce à son côté mystique et ses dialogues accrocheurs. La traduction la plus connue à ce jour est celle de Marcel Aymé.

J’aimerais rappeler pour terminer cet article, cette citation de William Shakespeare qui n’a pas d’âge : « Le monde entier est un théâtre, Et tous, hommes et femmes, n’en sont que les acteurs. Et notre vie durant nous jouons plusieurs rôles. »

Par Isabelle Levame

On vous conseille aussi ces sept livres, si vous ne les avez pas lus avant ou pendant le confinement : https://treizhebdo.com/2020/04/02/coronavirus-covid-19-recommandation-sept-livres-pendant-le-confinement/

Covid 19 et déconfinement : comment se préparent les restaurants à Madrid ?

Le 2 mai dernier l’Espagne est passée à la phase 0 du déconfinement sur les quatre prévues (0, 1, 2 et 3). Il est désormais possible de sortir de chez soi une fois par jour dans les rues de Madrid avec un couvre-feu, à raison de 1h, soit le matin – entre 6h et 10h – soit le soir, de 20h à 22h, en ne dépassant pas une distance d’un kilomètre de son domicile. Nous avons pu en profiter pour aller voir jeudi dernier, le 7 mai, le restaurant La Espumosa afin se savoir comment Juliette et Omar, deux des trois gérants de l’établissement, se préparent à la réouverture. Celle-ci était prévue ce lundi pour tous les restaurants madrilènes grâce au passage à la phase 1 mais le gouvernement a finalement reporté sa décision au 15 mai. Il faudra attendre un peu pour les terrasses…

La Espumosa (traduire « la pétillante » en français, en référence à la mousse blanche légère que fait le champagne) a ouvert il y a quelques mois seulement dans le quartier de Chamberí. Ce joli restaurant tenu par deux italiens et une jeune française propose une cuisine méditerranéenne raffinée accompagnée de champagnes, dans une ambiance chic et décontractée.

Vous désirez connaître l’ambiance de la Espumosa ? Rendez-vous sur leur site internet.

Le Covid 19 a touché de plein fouet les nouveaux restaurants

La Espumosa a été inaugurée le 19 octobre dernier après un mois de travaux. Grâce à une ouverture tous les jours de la semaine, une bonne stratégie de communication, des plats de qualité (Pizzas faites maison, burrata, aubergines au four, brownie sans gluten à la patate douce et au chocolat…), un emplacement idéal – leur terrasse donne sur une place où il y a pas mal de passage – et l’organisation d’événements réguliers, la Espumosa a vite commencé à se faire connaître ce qui leur a permis d’avoir un bon début d’année 2020.

Juliette nous explique le contexte tandis qu’elle nettoie le bar de fond en comble. Nous lui proposons de l’aide, « non merci » répond-elle en souriant. Nous serons donc accoudés au bar avec un coca-cola pour discuter, c’est sa façon à elle de vous permettre de vous sentir bien : « C’est la première fois que je me lance dans la restauration, c’est une sacrée aventure et quel bonheur, j’adore ! Enfin pas depuis deux mois évidemment…Malheureusement avec l’arrivée de la pandémie du COVID 19 et la mise en place de l’Etat d’alarme le 14 mars 2020, nous avons été frappés de plein fouet par la fermeture officielle des locaux commerciaux mi-mars. Au moment justement où les beaux jours arrivent » déplore Juliette.

Aucune aide de l’Etat, des livraisons pour tenter de sauver la mise

« Nous n’avons reçu aucune aide de l’Etat espagnol pour le moment et même sans activité il faut continuer à payer la location des murs, les réfrigérateurs qui tournent, les indemnités de nos salariés… » Ajoute t-elle souriante mais non sans cacher son exaspération et son étonnement.

Afin de combler les caisses vides, le gouvernement a permis aux restaurants de faire de la livraison à domicile. Après un mois de fermeture complète jusqu’à mi-avril, la Espumosa s’y est donc mise alors qu’ils ne sont pas du tout spécialisés dans cette activité, leur réseau n’est pas encore assez grand. Résultat, les commandes sont rares à part le week-end où ils observent une légère hausse. « Ce n’est pas beaucoup mais cela permet de nous activer, de montrer à nos clients que nous sommes toujours là » observe Omar l’un des associés. Vous pouvez retrouver leur carte de commandes sur leur compte Instagram.

La carte de La Espumosa pour les commandes à domicile. Vous pouvez les suivre sur leur compte Instagram

Joie et bonne humeur malgré une ouverture à 50% des terrasses

Juliette et Omar désinfectent tout le restaurant afin de pouvoir accueillir de nouveau des clients bientôt. Si les restaurants peuvent rouvrir en principe le 18 mai – après confirmation du gouvernement espagnol – , les mesures de la phase 1 demeurent encore très restrictives comme l’indique le Boletín oficial del Estado (« bulletin officiel de l’Etat », document officiel qui répertorie tous les événements législatifs en Espagne) du 3 mai 2020 : les terrasses seront accessibles à 50% avec des tables très espacées les unes des autres.

Il ne sera pas encore possible de permettre l’accès à l’intérieur de l’établissement aux clients, seulement pour aller aux toilettes. Et après chaque passage, le personnel devra les désinfecter…

Chacun doit se réinventer afin de limiter les risques d’une nouvelle vague de propagation du virus tout en reprenant peu à peu ses activités. Un exercice périlleux donc et une grande première pour tout le monde.

« J’ai réfléchi à un plan pour notre terrasse, nous allons disposer de dix tables dont une au milieu de dix personnes – le maximum autorisé -. Les autres seront pour quatre, trois ou deux. Normalement notre terrasse fait 56 m2 et nous en mettons 21… Cela nous fait une sacrée réduction. Mais c’est le début après cela devrait revenir peu à peu à la normale. On l’espère en tout cas, pour recommencer à apporter de la joie et de la bonne humeur à nos clients qu’on adore ! » précise Juliette.

Juliette et Omar seront là tout l’été pour garantir la vie de La Espumosa. En ce moment, pour les commandes, ils sont ouverts de 19h30 à 23h30. Ces horaires changeront avec l’arrivée de la phase 1.

Avec la réduction des déplacements nationaux et internationaux jusqu’en septembre voire plus tard, les terrasses de Madrid devraient être très fréquentées pas spécialement par les touristes mais par les espagnols et les résidents étrangers. Il n’y a qu’à regarder les rues pendant les heures de sortie, celles-ci sont remplies. A noter que la plupart des gens portent un masque.

Certains bars n’hésitent pas à sortir le karcher avec de l’eau de javel pour nettoyer leurs tables et leurs chaises comme l’Imperfecto, situé Plaza Matute. Il va falloir apprendre à vivre d’une autre manière et s’adapter aux changements qu’ont entraîné cette pandémie…

Par Isabelle Levame

Coronavirus Covid-19 : Les initiatives face à la crise (partie 2)

© Assistance Publique Hôpitaux de Paris

La semaine dernière nous vous avions parlé de deux initiatives créées pendant ce confinement afin d’aider pendant cette crise du Coronavirus COVID 19, avec les masques Le Garridou et Hello Ernest. Aujourd’hui nous vous parlons de deux autres actions tout aussi fortes mais dans un autre registre : Yoga avec Lisa et Les 10 minutes du peuple… 

Les 10 minutes du peuple : faire la fête de chez soi pendant le confinement 

Les 10 minutes du peuple c’est l’histoire de cinq colocs : Vianney, Mehdi, Marwa, Rym et Syrine, qui en regardant le discours d’Emmanuel Macron le lundi 16 mars, ont trouvé l’ambiance trop anxiogène et se sont dit « on va faire la fête ! » grâce aux réseaux sociaux. Ils créent alors le groupe Facebook Les 10 minutes du peuple et décident d’inviter chacun dix amis à le rejoindre, « sauf qu’avec les tunisiens, se limiter à dix c’était impossible alors en 24H on était des dizaines de milliers dans le groupe » nous déclare Vianney. Quelque peu dépassés par ce succès les premiers jours, les colocs se sont très vite organisés.

Le principe est simple, la journée les gens votent pour leurs 3 chansons préférées et à 19h30, celles sélectionnées sont diffusées en live sur le groupe Facebook pour que tout le monde puisse danser en même temps. « On a essayé de trouver des côtés positifs au confinement, de créer une sorte de rituel, pour que ce soit un moment de cohésion avec sa famille, ses colocs, ses voisins, pour resserrer les liens ». 

La journée, les colocs postent des petites vidéos humoristiques de leur invention, ainsi qu’une compilation des meilleures danses de la veille envoyées par les participants. Parmi les 647 000 personnes adhérant au groupe, se trouvent beaucoup de soignants ravis du soutien moral qui leur est apporté, et qui n’hésitent pas à profiter de leur pause pour danser également.

L’équipe des 10 minutes du peuple : (de gauche à droite) Medhi, Syrine, Rym, Marwa et Vianney

Parfois les colocs organisent des soirées à thème : le lundi c’est chansons latino, mardi dernier c’était un best-of de 30 minutes pour « célébrer » les 3 semaines de confinement. Ils ont également dansé en vert pour soutenir les agriculteurs, ou en bleu à l’occasion de la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme.

Les cinq amis proposent régulièrement aux adhérents du groupe de leur lancer des défis. Ainsi, ils avaient pour mission d’inviter Lorie Pester à faire la fête avec eux. Et comme rien ne leur est impossible, mercredi, la chanteuse sera présente en live Facebook sur le groupe à partir de 19h pour répondre aux questions et danser.

« Le virus se fatiguera avant nous ! »

Une pause quotidienne pleine de bonne humeur, avec un mot d’ordre « Le virus se fatiguera avant nous ! » et un nouveau défi pour les colocs « qu’un jour la chanteuse Angèle vienne danser avec nous ».

Pour rejoindre le groupe, il suffit de cliquer ici

Faites du “Yoga avec Lisa”

Le confinement, c’est aussi l’occasion d’essayer de nouvelles choses, de prendre le temps de sortir de sa zone de confort à défaut de pouvoir sortir de chez soi. Lisa est professeure de yoga à Paris et pratique le Karma Yoga; le yoga de l’action désintéressée, altruiste et détachée des résultats. La jeune femme a donc décidé de donner des cours de Yoga Solidaire en live sur son compte Instagram @Yogaaveclisa tous les lundis à 18h. 

Pour y participer, il suffit de se connecter et de cliquer sur le live. Après le cours, on vous propose de faire un don pour L’Assistance Publiques de Hôpitaux de Paris : « Chacun donne ce qu’il veut, ce qu’il peut, et 100% des dons sont reversés, tout est envoyé directement à l’APHP par Instagram » nous a expliqué Lisa. 

« Aujourd’hui plus que jamais, on doit se serrer les coudes »

Grande partisane des cours individuels ou semi-collectifs, elle a décidé de proposer ces cours solidaires pour aider comme elle le pouvait pendant le confinement. Lisa décrit le yoga comme une pratique de méditation sur la vie :

« Contrairement à ce qu’on voit en permanence sur réseaux sociaux, le yoga ne se limite pas aux asanas – la pratique physique des postures -. Être yogi ça ne veut pas dire savoir tenir sur une main, ou avoir une souplesse spectaculaire… Pour moi le yoga c’est avant tout une pratique spirituelle, une façon de voir le monde et de l’appréhender. Le yoga, c’est prendre le temps de s’assoir chaque jour et se poser les questions suivantes « De quoi suis-je reconnaissante ? Comment puis-je donner en retour ? Est-ce que je peux ouvrir mon cœur à quelque chose de plus grand que mon ego ?Aujourd’hui plus que jamais, nous devons nous interroger sur notre générosité, notre authenticité pour participer ensemble à un changement positif dans ce monde ».

Lors de son premier cours solidaire, plus de 600€ de dons ont été récoltés. Ces cours d’une heure sont adaptés à tous les niveaux. En effet, des variations sont proposées pour les élèves les plus avancés afin que personne ne s’ennuie et que tout le monde puisse se challenger. Alors plus d’excuse de temps ou d’argent et on se retrouve lundi à 18h. 

Plus d’informations sur https://www.yogaaveclisa.com/

© @yogaaveclisa

En plus de ces initiatives solidaires (et des nombreuses autres qui ont été créées), vous pouvez participer à rendre cette période plus joyeuse en faisant des petits gestes quotidiens comme applaudir le personnel médical à 20h, mettre un petit mot de remerciements sur votre poubelle pour soutenir les éboueurs, créer de l’entraide entre voisins… Et surtout : restez chez vous !

Florine Van Wambeke

Coronavirus Covid-19 : les initiatives solidaires face à la crise

© Des masques en Nord

Alors que nous entamons la quatrième semaine de confinement, les Français nous ont montré qu’ils étaient capables du pire : non-respect du confinement, vols de masques, insultes du personnel hospitalier… Mais également -et surtout- du meilleur. Depuis une vingtaine de jours, ils sont nombreux à s’être mobilisés, de façon créative. Ils proposent des initiatives solidaires afin d’égayer un peu le quotidien des confinés, des plus démunis, et de ceux qui continuent à aller travailler en risquant leur vie pour rendre la nôtre possible.

Voici pour vous, deux premières initiatives qui nous ont marqués…

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Le kilimandjaro ou comment Charly organise des aventures extraordinaires avec Sun Chasers

Le confinement dû au Coronavirus Covid-19 (pas le virus lui-même évidemment) a aussi du bon. Il (sur)développe par exemple la créativité de beaucoup, à distance. C’est comme ça que j’ai pu faire la connaissance de Charly, alias Charlotte, le vendredi 3 avril 2020 sur les réseaux sociaux.

Plus exactement grâce au Live Instagram « Café au Leeb » spécial confinement (du lundi au vendredi à 11h du matin) organisé par le chanteur, compositeur et acteur Tom Leeb. Il a suffit que Charly, fondatrice de Sun Chasers, parle de sa passion une minute pour me donner envie de l’appeler. Nous voilà parties, loin de notre maison, à travers une passionnante conversation sur ses pas et ceux de ses coéquipières au Kilimandjaro, le sommet le plus haut d’Afrique avec ses 5890 mètres d’altitude en 2019… Vous pourrez également découvrir son documentaire.

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Coronavirus Covid 19 : sept livres que vous pouvez lire pendant le confinement

Pour beaucoup de pays européens qui ont adopté des mesures drastiques afin de ralentir la propagation du Covid 19, le confinement va se prolonger jusqu’à mi-avril, peut-être un peu plus longtemps, on ne sait pas, c’est le flou. Alors qu’en temps normal il est difficile de trouver le temps et la concentration pour lire, là tout notre environnement est propice à un plongeon dans plusieurs histoires… Voici notre sélection de livres – romans et ouvrages d’actualité – pour vous évader un peu et réfléchir à travers les mots des autres. Tous ces livres sont sortis en 2019 et 2020.

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Maux de gorge, de tête, petite toux… : ai-je eu le coronavirus Covid-19 ?

« Et toi tu l’as eu tu penses ? »« quoi donc? » -« ben le coronavirus » -« … ». Voici la question et la réponse logique qui circulent beaucoup dans les maisons, entre les familles et les amis, en ce moment chez les Français comme chez les Espagnols confinés. Il n’y a pas assez de tests pour tout le monde et selon les scientifiques une sacrée différence existe entre le nombre de malades officiels atteints du Coronavirus Covid-19 et le nombre de malades réels (il serait logiquement bien plus élevé), dont le type d’infection ne peut pas être confirmé… Alors qu’est-ce qui nous fait penser qu’on a peut-être eu le coronavirus Covid-19, ou pas ?

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Covid-19 et quarantaine en Espagne : la député Samantha Cazebonne répond à nos questions

Depuis le 18 juin 2017, Samantha Cazebonne est député de la 5ème circonscription des Français établis hors de France (Espagne, Portugal, Andorre et Monaco). La semaine du 6 mars 2020, plusieurs élus de l’Assemblée nationale sont testés positifs au Coronavirus Covid-19. Par précaution, Samantha Cazebonne, installée à Majorque dans les Baléares (elle a d’ailleurs été proviseure du Lycée français de Palma), applique avec sa famille les mesures de confinement recommandées. Alors que l’Espagne est désormais obligatoirement confinée depuis sept jours a fermé une grande partie de ses frontières, la député a répondu à nos questions sur la situation pour les Français installés à l’étranger.

En tant que député de la 5ème circonscription des Français établis hors de France, que pensez-vous des mesures drastiques qui ont été prises en Espagne depuis le samedi 14 mars par décret ? 

Ces mesures même drastiques et inédites me semblent essentielles pour protéger chacun d’entre nous puisque le virus Covid-19 n’épargne personne. Je salue les personnels sanitaires mobilisés et les remercie pour leur engagement à vaincre cette épidémie qui nous touche tous, mais aussi tous ceux qui nous aident à vivre en travaillant dans le secteur de la distribution et les services des transports (tout particulièrement les personnels navigant qui viennent rechercher nos compatriotes à l’étranger pour les acheminer vers la France). Aujourd’hui, c’est aussi à chacun de nous de respecter avec rigueur les règles et de rester à la maison, confinés. C’est ensemble que nous vaincrons et nous ne répéterons jamais assez le “Quédate en casa” et les mesures barrières à respecter. 

Comment s’organisent les élus face à cette pandémie pour les étrangers établis hors de France ?

Avec mon équipe nous sommes en télétravail depuis une semaine et continuons de répondre aux mails et nombreuses questions de nos concitoyens en cette période exceptionnelle. Nous relayons également un maximum les consignes données par chacun des quatre pays qui composent la 5ème circonscription des Français établis hors de France (Espagne, Portugal, Andorre et Monaco). Nous suivons et sommes également en contact direct avec les ambassades et consulats ainsi qu’avec les Ministres et leurs cabinets qui agissent pour les Français hors de France. c’est une mobilisation de tous, de tous les instants et je salue leur engagement sans faille depuis plusieurs jours, tout comme leur professionnalisme dans l’accompagnement de cette situation inédite.

Les Français qui le souhaitent, parce qu’ils se sentent mieux en France près de leurs proches pendant cette quarantaine, peuvent-ils encore facilement rentrer ? Est-ce que cela constitue un risque collectif ? 

Les consignes évoluent chaque jour et pour chaque pays. A cette heure, il est demandé de réduire les déplacements nationaux et internationaux aux seuls indispensables. Beaucoup de compagnies aériennes annulent parfois sans prévenir leurs vols et dans certains aéroports il est annoncé également la fermeture de plusieurs terminaux.

Certaines frontières terrestres sont déjà fermées quant à elles. Je conseille aux Français de se renseigner sur les sites des consulats et ambassades afin d’avoir les informations les plus actualisées possible : https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/.

Aujourd’hui chacun doit être responsable et accepter de prendre sa part de sacrifice en restreignant ses libertés de circulation. Il y va de l’intérêt général et individuel.

Quel est le rôle de l’Union européenne dans la gestion de cette crise sanitaire ? 


Le rôle de l’Union européenne (UE) est d’apporter une réponse commune à une pandémie qui teste notre solidarité, à tous les niveaux. Plus la réponse sera collective, plus elle sera efficace, à la fois pendant la crise sanitaire, sociale et économique que nous vivons, comme après.

Ainsi, Mme Von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a annoncé que la Commission souhaite assouplir radicalement les règles européennes en matière d’aides d’État afin de fournir aux entreprises les liquidités nécessaires. Il sera important aussi que les Etats aient les marges de manoeuvre nécessaires pour financer les mesures d’urgence sanitaires et sociales. Si chaque peuple reste souverain en matière de gestion de crise, il est souhaitable que l’UE puisse coordonner des décisions prises par les pays et qui ont des conséquences en chaine sur les autres (gestion de fermeture des lignes aérienne, tarification des billets en cas de crise majeure….)


Les annonces d’Emmanuel Macron concernent-elles les Français de l’étranger ? 

Les Français sont soumis aux règles locales s’ils résident à l’étranger et à celles annoncées par le Président de la République française s’ils sont sur le territoire français.


Il me semble enfin important de rappeler aux Français de respecter toutes les mesures barrières et de consulter, pour plus d’information, les réseaux sociaux de l’Ambassade de France en Espagne :

Si les Français sont en déplacement et ont du mal à rentrer dans leur pays de résidence, les Ambassades et consulats sont aussi là pour les aider et discuter avec les gouvernements concernés afin de trouver des solutions de rapatriement.

8M ou la journée internationale et solidaire de la femme en Espagne

« Nous ne luttons pas contre les hommes mais contre le machisme » peut-on lire parmi les messages inscrits sur les banderoles. Florine Van Wambeke nous raconte en photos et avec ses mots la Marche pour les femmes à Madrid du 8 mars 2020, qu’elle a suivie du début à la fin.

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Rencontre avec Haifaa Al-Mansour, première réalisatrice de cinéma d’ Arabie Saoudite

Haifaa Al-Mansour dans les bureaux du cinéma Golem. © I.L.

A l’occasion de la sortie de son nouveau film, The Perfect Candidate, la réalisatrice saoudienne Haifaa Al-Mansour était à Madrid le 5 mars 2020. Nous avons pu parler en tête à tête avec elle pendant 15 minutes dans les bureaux du cinéma Golem, lieu important des projections de films de la capitale espagnole, avant leur sortie officielle. Et nous avons choisi de publier son interview ce dimanche, à l’occasion de la Journée internationale des femmes 2020.

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Interview : Salvatore Adamo transporte le public lors de son concert à Madrid

Salvatore Adamo lors de son concert au Théâtre Nuevo Apolo à Madrid. Crédit : I.L.

Hier soir, mardi 3 mars 2020, le chanteur italo-belge Salvatore Adamo né en Sicile, donnait un concert au théâtre Nuevo Apolo de la capitale espagnole devant près de 1200 spectateurs admiratifs et enthousiastes, bercés depuis plus de 50 ans par ses chansons qui ont fait le tour du mondeNous avons assisté à son concert et profité de sa venue pour l’interviewer en huit questions.

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La théâtre Bankia Principe Pio : une nouvelle salle de spectacle dans une ancienne station de train à Madrid !

La salle de spectacle Gran Teatro Bankia Principe Pio quelques jours avant sa présentation à la presse. Crédit : Pedro Pestrel

Il semblerait que l’Espagne ait une vision de plus en plus vaste de la culture. Après l’inauguration du théâtre Soho Caixabank à Malaga sous la direction d’Antonio Banderas en novembre dernier, c’est à Madrid d’accueillir une nouvelle salle de spectacle de près de 1200 places. Il s’agit du Gran Teatro Bankia Principe Pio venu habiter le grand hall de la station de train du nord « Estación del norte », abandonnée depuis 1993. Luis Álvarez est le directeur du théâtre et instigateur de ce projet colossal qui aura mis six ans à tenir sur pieds… Nous avons pu voir le résultat hier et vous laissons découvrir les photos.

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Interview mode : Paulita Errázuriz, une styliste chilienne consciente et libérée

La créatrice de mode chilienne Paulita Errázuriz

Paulita Errázuriz est chilienne, née à Santiago de Chili où elle habite actuellement. A 27 ans, elle possède sa propre marque de vêtements qui porte son nom et a déjà parcouru le monde – elle aime à la fois les grandes villes et les îles, plus sauvages – pour ses études et son travail dédiés la création de vêtements haute couture ou le prêt-à-porter de luxe. Très imaginative et consciente de l’évolution de l’environnement, Paulita aimerait adopter sur le long terme une mode 100% recyclable et recyclée, ce vers quoi elle tend aujourd’hui… Nous l’avons interviewée (interview en espanol puis traduite en français) afin d’en savoir plus sur son parcours et ses inspirations...

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Madrid

Saint Valentin 2020 : les dix meilleures offres Amazon à moins de 30 euros

Ce vendredi 14 février 2020, vous le savez, c’est la Saint Valentin, éternelle fête des amoureux qui tire ses origines au IIIème siècle… Il y a celles et ceux qui ont déjà reservé un restaurant plein de charme ou organisé un week-end en tête en tête avec leur amoureux(se). Il y a aussi ceux qui s’en fichent, ceux qui s’y prennent au dernier moment et celles qui veulent simplement se faire plaisir. Treiz’Hebdo vous propose ses dix coups de coeur (plus cinq en bonus) Amazon.

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Leer durante la cuarentena : descubre Humanos y Marcianos en Nueva York

Gonzalo de Cora firmando sus libros en la Tienda Agatha Ruiz de la Prada en Madrid

Gonzalo de Cora es un hombre madrileño. El 26 de febrero 2020 presentó su segunda novela : Hombres y Marcianos en Nueva York volumen 2 en la tienda muy colorida de Agatha Ruiz de la Prada, en Madrid. La novela viene completar las 12 primeras horas del primer volumen (publicado en 2018) para formar 24 horas en total – un dia completo, lo habéis entendido – de un relato. Creemos que la cuarentena por el Coronavirus Covid-19 es el mejor momento para leerlos desde casa…

Gonzalo de Cora y Agatha Ruiz de la Prada se conocieron en la tienda de la diseñadora legendaria en Nueva York hace unos años y para Agatha fue un placer de presentar el libro de un amigo suyo.

Gonzalo de Cora es periodista de formación, ha estudiado a la New York University y siempre le ha apasionado escribir sobre su alrededor. Pero también le gusta tomar fotos, como un reportero observando la vida cotidiana de la gente neoyorquina.

El primer volumen de Humanos y Marcianos en Nueva York cuenta las 12 primeras horas (de noche) de un madrileño en Manhattan, yendo de fiesta en fiesta. A lo largo de su camino oie anécdotas insólitas de las personas con quien el se encuentra. A través de un estilo de escritura rítmico, muy vivo y claro, el autor pasea su protagonista por situaciones incómodas, malentendidos, cotilleos, humor, sexo, amor y odio… Una mezcla de vida real y de imaginación. El cuenta :

Primero cuando llegué a Nueva York, me he puesto a hacer fotos, y mas alla he empezado a fijarme de la gente, a interesarme a sus vidas. En Nueva York es imposible de pasear por las calles sin ver las disparidades sociales que existen entre los habitantes de esta metrópoli gigantesca… De eso hablo también en estas dos novelas, desde mi punto de vista.

Según las personas que lo han leído, el primer volumen se lee rapídamente y es muy agradable. La continuación de Humanos y Marcianos en Nueva York dibuja las 12 horas siguientes de la noche pasada del madrileño, esta vez de día…

Para comprarlos, están disponibles en Amazon :

  • Humanos y Marcianos en Nueva York volumen I a 14,25€ aquí
  • Humanos y Marcianos en Nueva York volumen II a 14,25€ aquí
Crédit : I.L

Isabelle Levame

Coronavirus Covid-19 o gripe: 5 consejos para tener un sistema inmune fuerte

En este artículo, no vamos a hablar del Coronavirus Covid-19 directamente que ya sabes lo que es, lo que tienes que hacer (#quedateencasa si puedes trabajar desde casa, respetar las medidas de higiene) y ya sabes que toda España, y cada pais afectado (160 sobre 194 países en total) se pone poco a poco en cuarentena. Así que te proponemos 5 consejos para fortalecer tu sistema inmune, que tengas el Coronavirus o no y para mejorar tu estado de mente.

Tiempo de lectura del articulo : menos del tiempo que tarda la luz del sol en llegar a la tierra.

Cuida tu sistema inmune : sea y permanezca optimista y relájate

Es difícil, especialmente cuando el Coronavirus se agrega a problemas personales y / o financieros, pero se sabe y se reconoce que el estrés es malo (no hablamos del susto antes de actuar o de hacer un discurso) tiene un efecto nocivo sobre la salud, la suya, pero también la de los demás.

Entonces, sin minimizar lo que está sucediendo, sonríe, haz reír a tus seres queridos cuando hablas con ellos por teléfono y ríete tú mismo. Si realmente estás de mal humor, escucha música, sea cual sea el estilo, elige el que te inspire, que te haga querer moverte, bailar, cantar. Mire una película que te relaja. Cuando el pánico general lo lleve al cuerpo, tómese el tiempo para respirar dos o tres veces profundamente (inhalar, exhalar). Intenta mantenerte ocupado con revistas, libros, juegos.


Haga unas buenas comidas y consuma vitaminas

Toma Vitaminas C, D, E, B12 … hierro, magnesio, zinc en los alimentos (verduras no cocidas, frutas, cereales, pescado, carne, sardinas, atún, tofu etc. si es vegetariano o vegano) y / o toma suplementos alimenticios, recomendados por farmacéuticos y profesionales de la salud si lo necesitas.

Si hay dos lugares que no estarán cerrados durante la pandemia de Covid-19, son los supermercados y farmacias para que pueda comprar lo que necesitas. Para recargar las baterías, recomendamos el jugo de limón por la mañana, con un poco de azúcar y una pizca de sal para no irritar el estómago, sí, tiene un sabor extraño pero funciona, puro o mezclado con agua. Te aconsejamos también de hacer un té de hierbas de jengibre, limón y miel (en este caso, no es necesario agregar azúcar y sal). Vas a notar que es súper eficiente! Recuerde comer, aunque sea un poco, en el desayuno, ganará energía.


Intenta hacer ejercicio a diario

Si estás en casa y solo puedes ir para ir a la farmacia o el supermercado, no es práctico y a muchos no les gusta. Sin embargo, estos ejercicios (sin ser excesivos) fortalecerán su cuerpo y su corazón mientras liberan hormonas beneficiosas. Si no está acostumbrado a practicar deportes, solo ponga algo de música, estírese (brazos, espalda, piernas) y camine por su apartamento. También puedes saltar, no demasiado fuerte, para no volver locos a tus vecinos, porque si hay unos que poner a hacer obras.

Recuerde abrir sus ventanas regularmente, al menos 20 minutos al día para renovar el aire. De hecho, es muy importante no permanecer en convivencia con sus microbios y bacterias, ya sea que viva solo o con otros. Si tienes miedo de resfriarte, cúbrete para renovar el aire y pon una bufanda alrededor de tu cuello.


¡Duerme bien y toma una ducha para estar fresco y limpio!

También esto puede ser complicado para algunos, en particular, insomnes, hiperactivos, hiperestresados … Sin embargo, dormir bien es esencial para el cerebro y el cuerpo. Para facilitar el sueño, evite las pantallas… Sí, sabemos que es difícil, así que al menos coloque un filtro para proteger sus ojos de la luz azul porque es luz destruye la hormona del sueño, la melatonina y puede evitar que duermas.

Siéntate libre de dar placer a tu cabeza y tu cuerpo. La ducha, para no olvidar. Esto lo relajará y / o despertará y lo hará sentir mejor y las personas que viven contigo te lo agradecerán.


Beba un poco de caldo salado de vez en cuando con un platano y unas semillas oleaginosas

Estos caldos sirven a aportar un nivel de sodio suficiente. En cuando para una buena ingesta de sodio (a menos que esté contraindicado por su médico), sopas (sopa de verduras, sopa de miso) en las que puede agregar pasta pequeña y comer plátanos o otros alimentos que contienen potasio. Si te sientes un poco bajo, esta es la receta ideal.

Si te apetece leer otros artículos en español puedes consultarlos en la sección « Artículos en español » porque el resto de los artículos estan escritos en francés.

Articulo escrito por Isabelle Levame

Coronavirus Covid-19 ou grippe : 5 conseils pour avoir un système immunitaire en béton !

Dans cet article, vous l’avez deviné, on fait le point sur le Coronavirus Covid-19. Temps de lecture : 8 minutes environ, le temps que met la lumière du soleil pour atteindre la terre, et vous apprendrez quelque chose, avec un peu d’humour !

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Tendances : Rigall, une marque latino-américaine sportwear et flashy

La marque Rigall joue sur les couleurs flashs. Crédit : Rigall

Temps de lecture : 5 minutes.

Les vêtements sportwear deviennent dans les années 2000 indispensables, agréables et sympas à porter. Quelques années plus tard, Kim Kardashian avec l’inspiration de son mari Kanye West, va encore plus loin en transformant les vêtements de sport en véritables tendances chics et sexy. Créée en 2001, la marque d’origine latino-américaine Rigall a eu rapidement cette vision avant-gardiste sportwear chic et connaît actuellement un grand succès en Amérique latine, aux Etats-Unis et arrive en Europe. Son catalogue est riche, allant du sobre au très coloré selon les goûts. Petit tour d’horizon…

Rigall : une marque athleisure originaire d’Amérique latine

Vous sortez d’une séance de Yoga, de fitness ou de danse et vous n’avez pas le temps de vous changer pour aller prendre un café avec des amis, que faire ? Les soeurs Carmen et Maria Gabriela Rigall partent de cette question lorsqu’elles fondent leur marque Rigall. Leur ligne de prêt-à-porter adressée aux femmes adopte la technique athleisure, cette dernière très en vogue ces dernières année permet de réaliser une activité physique dans une tenue stylée et de continuer sa journée sans se changer.

Les créatrices s’inspirent beaucoup de leurs origines d’Amérique latine pour créer les designs originaux et colorés de leurs collections (deux nouvelles par an) : des tops, des débardeurs, des brassières, des leggins… adaptés à toutes les morphologies grâce à des textiles élastiques et confortables pour le corps.

« Notre objectif avec Rigall est d’innover avec des propositions sportives pleines de féminité, de fraîcheur et de créativité où se reflète notre passion. Notre travail est motivé par l’amour que nous ressentons pour la nature et les femmes. Nous proposons des produits nationaux de grande qualité qui intègrent des matériaux et des tissus dernière technologie pour le sport avec des designs exclusifs. »

Positivement marquées par la mode des années 80 et 90, Carmen et Maria Gabriela ont voulu s’inspirer des body moulants roses flashy et des leggins néons, du style pop glam, du doré et de l’argenté, stars des clips vidéos électro de l’époque.

Vous pouvez jeter un coup d’oeil à leur collection sur leur site internet, Rigall effectue les livraisons dans la plupart des pays du monde. Les prix varient de 30 à 65 dollars.

Bon à savoir : pendant le mois d’octobre, consacré à la sensibilisation au cancer du sein, Rigall s’unit à l’association Sinosayuda, une raison de plus pour s’intéresser à cette marque latino-américaine.

L’utilisation de technologies innovantes pour le sport et la vie de tous les jours

Les technologies qu’utilise Rigall dans la fabrication de ses vêtements sportwear chic permettent une grande aisance de mouvement, l’aération de la peau et évitent les odeurs de transpiration. Ce qui est plutôt cool car cela permet aux femmes de rester fraîches et de sentir bien toute la journée ! Et c’est le but non ?

Côté textiles, Rigall utilise le nylon comme base via la technologie Supplex® qui donne ainsi au tissus un toucher similaire au coton et une protection contre les UV, combiné au Polyamide avec Emana® pour la respiration. Ce dernier contient des minéraux bioactifs incorporés dans le fil du textile. Ceux-ci aident à l’absorption de la chaleur corporelle, offrant des propriétés thermorégulatrices et améliorant la micro-circulation sanguine.

Article écrit par Isabelle Levame avec l’aide de Koa Press.

Entrevista con Haifaa Al-Mansour, la primera directora de cine femenina en Arabia Saudita

Haifaa Al-Mansour en las oficinas del cine Golem. © I.L.

Por el lanzamiento de su nueva película en España, The Perfect Candidate, la directora cine de Arabia Saudita Haifaa Al-Mansour estuvo en Madrid el 5 de marzo de 2020. Pudimos hablar en exclusiva con ella durante 15 minutos en las oficinas del cine Golem, un lugar importante para proyecciones de películas en la capital española.

Desde sus primeros pasos como directora a principios de la década de 2000 en Arabia Saudita (cuando el cine estaba prohibido allí en ese momento), en particular con un primer documental filmado en 2005 con su hermana titulada Women without shadows, Haifaa Al-Mansour explica que ella trata de cambiar mentalidades, sin violencia pero siempre con determinación y sin rendirse nunca.

Su película The Perfect Candidate explora la vida de Maryam, una joven doctora en un pequeño pueblo de Arabia Saudita. Todos los días, ella va en coche (desde 2018, a las mujeres se les permite conducir en Arabia Saudita) al hospital en el que trabaja, subrayando la falta de recursos disponibles para el personal y por esta carretera esperando que se construirá para conectar la ciudad más rápidamente con este hospital.

Cuando quiere ir a Dubai para un congreso, no puede tomar su vuelo. Este incidente la decide por casualidad a postular a las elecciones municipales de su ciudad, con la ayuda de sus dos hermanas jóvenes. La película pinta a la sociedad saudita: sus personajes principales son mujeres menores de 30 años (la mayoría de la población tiene menos de 30 años, según el informe de 2016 de la Autoridad General de Estadísticas de Arabia Saudita) , la importante división entre hombres y mujeres (el hecho de que en lugares públicos, los dos géneros deben separarse), la cuestión del velo, el arte a través de la música, la moda…

Treiz’Hebdo: la película The Perfect Candidate muestra que hay mucho camino por recorrer para las mujeres en Arabia Saudita, es casi pesimista … ¿Por qué?


Haifaa Al – Mansour: lo que me parece importante es el viaje de iniciación esta haciendo la joven doctora, Maryam. Cuando hice esta película, decidí informar sobre parte de lo que está sucediendo en Arabia Saudita en este momento T. Mientras tanto, hubo muchos cambios, muchos muy positivos.

Por ejemplo, durante el rodaje, a las mujeres las autoridades no les permitían viajar solas, tenían que estar acompañadas por un cuidador (padre o otro miembro de la familia), ahora la ley ha cambiado y está permitido. No pude mostrarlo todo en una película, así que elegí cubrir temas clave importantes, hay muchas cosas sucediendo en Arabia Saudita ahora mismo.

¿Por qué elegiste una doctora en la película?


En Arabia Saudita, la medicina era uno de los únicos campos profesionales abierto a las mujeres, cuando el país pasó por esta fase muy conservadora, entre otras cosas, la segregación entre hombres y mujeres. El hospital fue y sigue siendo en algunas ciudades pequeñas de Arabia Saudita, el único lugar que mezcla los sexos.

Quería mostrar cómo una mujer de nueva generación como Maryam podría manejar situación así y encontrar sus marcas en el mundo médico. Hay varias escenas en la película que muestran las dificultades que las mujeres pueden tener frente a los hombres en los hospitales: por razones religiosas, pero también porque los hombres sauditas consideraban (esto sigue siendo el caso para muchos) mujeres como menos competentes como los hombres.

Para la anécdota, soy la octava de una familia de 12 niños y los personajes están inspirados en las personalidades de dos de mis hermanas y yo un poquito.

¿Se filmó el candidato perfecto en Arabia Saudita?


Sí, la película se rodó por completo en Arabia Saudita. Tomé dos años para encontrar la financiación y el rodaje duró 37 días en total. Wadja (lanzado en 2012) también se filmó en Arabia Saudita, fue el primer largometraje rodado en mi país y mi primera película también.

Los protagonistas son interpretados por las actrices Mila Alzahrani, Nourah Al Awad, Khalid Abdulrhim. La película fue presentada el verano pasado en el Festival de Cine de Venecia.

Para The Perfect Candidate, la situación ha cambiado, el cine se ha vuelto legal, se han abierto docenas de salas de proyección en todas partes. Cuando envié el guión al gobierno, rápidamente obtuve los permisos. Sin embargo, por razones logísticas, la película más ambiciosa fue más difícil de hacer que Wadja.

Técnicamente, no tenemos una industria dedicada al cine allí, tuve que comenzar desde cero para construir mi equipo, organizar los castings (todas las actrices y actores son sauditas). Afortunadamente, cuando teníamos escenas para rodar en la calle, con gente que pasaba, la policía estaba allí para brindarnos cierta protección, especialmente frente a algunos religiosos conservadores recalcitrantes.

La escena más compleja para filmar fue en la carpa cuando Maryam hizo un anuncio por televisión. Teníamos cuatro cámaras girando al mismo tiempo. La carpa estaba dividida en dos con las mujeres de un lado y los hombres del otro, para coordinar todo no fue fácil, ¡pero llegamos allí!

¿Cuáles son las prioridades que le parecen importantes en este momento en Arabia Saudita?


Muchos cambios están teniendo lugar hoy, a nivel gubernamental y social en Arabia Saudita. La promoción de las mujeres en la sociedad gracias a su independencia es muy importante, las jóvenes se preguntan muchas cosas sobre su elección de vida: ya no tienen que elegir de una forma o otra porque tienen miedo de ser juzgada por su familia y/o la sociedad. Deben poder hacer lo que aman con los medios para hacerlo y deben sentirse libres de poder hacerlo.

El arte también debe desarrollarse porque es un vector de unión en nuestra sociedad. Apoyar la creación en música, la literatura, la pintura, la filosofía me parece esencial para dejar en el pasado esta epoca muy conservadora en la que Arabia Saudita se hundió durante más de 30 años. Es importante que las generaciones jóvenes entiendan cómo es vivir libremente, poder viajar sin tener miedo.

Creo profundamente que estamos en el camino correcto para un cambio positivo en nuestra sociedad y es un buen ejemplo para otros países en el Medio Oriente. Con respecto al velo, por ejemplo, las autoridades y la sociedad alientan cada vez más a las mujeres a salir descubiertas, más libremente. Tiene que continuar.

Eres un buen ejemplo para la emancipación de la mujer, ya que has manejado convertirte en una directora de cine internacional en un país donde el cine estaba prohibido. ¿Cómo llegaste hasta allí?


Hago las cosas poco a poco. Siempre he respetado la cultura de Arabia Saudita, no estoy tratando de confrontar o hacer ruido, pero sabemos que hay problemas que resolver. Para eso, trato de hacer películas que sean íntimas, dulces, humanas, que tengan corazón y humor. Espero que la gente los vea, escuche lo que se dice y se lo pase bien en los cinés, que desde 2018 tenemos varios.

Cambiar las mentalidades es un esfuerzo constante que debe pasar por la comunicación, es por eso que también voy a la escuela, voy a conferencias y presento mis películas como puedo tratando de responder a las interrogaciones.


Nací en 1974 en Arabia Saudi, antes de convertirse en cineasta, Haifaa Al Mansour obtuvo una licenciatura en arte de la Universidad de El Cairo en Egipto. Luego trabajó para una compañía petrolera en Arabia Saudita, en el departamento de comunicación, donde nació su pasión por el cine. Comenzó a hacer cortometrajes y luego filmó un documental en 2005 con una de sus hermanas sobre la sociedad saudita Women Without Shadows, que tuvo un cierto éxito.

Más tarde, estudió un Máster en Cinematografía en la Universidad de Sydney y lanzó su primer largometraje rodado en Arabia Saudita, Wadja (2012). También dirigió la película biográfica inglesa Maria Shelley o Nappily ever after (2018). The Perfect Candidate es su cuarta película. Haifaa Al Mansour vive con su esposo y sus dos hijos en los Estados Unidos.

Gracias al cine Golem por organizar esta entrevista.

Articulo escrito por Isabelle Levame

Entrevista: Salvatore Adamo fascina el público en su concierto en Madrileño

El cantante Salvatore Adamo durante su concierto en el Teatro Nuevo Apolo de Madrid. Crédito: I.L.

El martes 3 de marzo de 2020, el cantante italiano-belga Salvatore Adamo dio un concierto en el teatro Nuevo Apolo en la capital española frente a casi 1200 espectadores admiradores y entusiastas, escuchando durante más de 50 años sus canciones que han recorrido el mundo… Asistimos a un concierto de sonido y aprovechamos una sala para entrevistarlo en ocho preguntas.

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Il était une fois une sirène… à Paris

Rencontre avec une jeune femme pas comme les autres. Etudiante le matin, Claire se métamorphose en sirène pour plonger dans les eaux de l’Aquarium de Paris tous les après-midi. Un rêve de petite fille qu’elle a su réaliser avec le soutien de ses proches. Elle apparaîtra dans le film du chanteur, réalisateur et écrivain Mathias Malzieu Une Sirène à Paris adapté de son roman publié en 2019 aux éditions Albin Michel, le 20 mars 2020 au cinéma. Et dans une vidéo, Claire raconte comment elle a rejoint cette aventure fantastique.

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Retrato de Stéphanie Adélaïde, Presidenta de la asociación La Francia Ô si! y la Fiesta Francófona en Madrid

Stéphanie Olivia Adélaïde et l’équipe de La France Ô si! Crédito foto : I.L.

Mientras la cuarta edición de la Fiesta de la Francofonía que se organizará en Madrid el 6 de marzo en el Palacio de Cibeles, Stéphanie Olivia Adélaïde, empresaria y presidenta de la asociación cultural France Ô si! recibió Treiz’Hebdo en su oficina, cerca del Palacio Real. En siete respuestas, nos cuenta sobre su trayectoria, el papel de la asociación que preside y el objetivo de esta importante reunión de francófonos y francófilos en España, La Fiesta de la francofonía que ha co-fundado con la ayuda del Instituto Francés…

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Portrait de Stéphanie Adélaïde, présidente de l’Association la France Ô si! et de la Fiesta de la Francophonie

Stéphanie Olivia Adélaïde et l’équipe de La France Ô si!

A l’occasion de la quatrième édition de la Fiesta de la Francophonie qui sera organisée à Madrid le 6 mars prochain au Palacio de Cibeles, Stéphanie Olivia Adélaïde, entrepreneuse et présidente de l’association culturelle la France Ô si! a reçu Treiz’Hebdo dans ses bureaux. En sept réponses, elle nous raconte son parcours, le rôle de l’association qu’elle préside et l’objectif de cette importante réunion des francophones et francophiles en Espagne qu’elle a co-fondée avec l’aide de l’Institut français…

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El teatro Bankia Principe Pio: ¡una nueva sala de espectáculos en una antigua estación de trenes de Madrid!

El gran teatro Bankia Principe Pio unos días antes de su presentación de prensa. Crédito: Pedro Pestrel

Parece que España tiene una visión cada vez más amplia de la cultura. Después de la inauguración del teatro Soho Caixabank en Málaga bajo la dirección de Antonio Banderas en noviembre 2019, un nuevo teatro con casi 1.200 asientos abrirá sus puertas en Madrid este domingo 1 de Marzo. Es el Gran Teatro Bankia Principe Pio que viene a vivir en el grande hall de la Estación de tren del norte, abandonada desde 1993. Luis Álvarez es el director del teatro e instigador de este colosal proyecto que tuvo seis para salir a la luz…

El colosal proyecto de una estación de tren restaurada en una sala de espectáculos

La Estación del norte (también conocida por el nombre de Estación Príncipe Pío) en Madrid se inauguró oficialmente en 1882 para acomodar trenes hacia y desde el norte de España como la región de Galicia. Fue construido por tres arquitectos franceses: Biarez, Grasset y Ouliac.

Pero con la llegada de la estación de trenes de Chamartín a la capital, la estación de Norte cerró hace casi 30 años, dejando espacio para un intercambiador de líneas de trenes interurbanos y un centro comercial. Sin embargo, el gigantesco hall central de 7,000 m2 y su entrada con techos altos permanecieron hasta que Luis Álvarez tome la iniciativa de comenzar este proyecto architectural de creación de teatro en 2014.

Al principio, el director dijo que se le confiaron 6 millones de euros, que se convirtieron en 16 millones gracias a la ayuda del actor Antonio Banderas que conocí hace dos años y media y el banco español Bankia. Se necesitaron docenas de planes de arquitectos y mucha adaptación para que el proyecto finalmente pudiera concretizarse, como lo explica Luis Álvarez:

Durante estos dos años y medio, aprendí a valorar el trabajo de las 160 personas que participaron en el proyecto : trabajadores, ingenieros, arquitectos, agentes logísticos (catering) … Sin ellos, nunca hubiéramos podido llegar allí. También tuvimos que aceptar que algunas obras no se podían hacer.

Hemos recuperado una estructura sólida del siglo XIX con el exterior intacto, pero aún teníamos que reforzar el techo para medidas de seguridad y aislamiento acústico. En el interior, hemos realizado muchos trabajos de restauración para mantener une grande parte de la arquitectura original. La escalera en el hall de entrada por ejemplo ha sido reforzada y lijada, pero estos son los de la época. La sala principal ha sido completamente reformada para integrar un escenario amplio y el equipo de control (sonido y luz) necesarios para la creación de esta sala de espectáculos con casi 1.200 asientos.

El Gran Teatro Bankia Principe Pio y su programa cultural rico

El Gran Teatro Bankia Principe Pio recibirá su primera representación en español el domingo 1 de marzo « El Sentido del humor, dos tontos y tu », hasta el 31 de Marzo. El 3 de marzo llegará el espectáculo internacional Maria Callas en concierto en holograma hasta el 21 de marzo.

Un grandioso espectáculo de los Estados Unidos para revivir las mejores obras de ópera cantadas por la soprano más importante del mundo en el siglo XX (nacido en 1923 en Nueva York con el nombre de Sophie Cecilia Kalos y falleció en 1977 en París). María Callas, que también era la esposa del multimillonario Aristote Onassis, estará en el escenario en Madrid en forma de un holograma 3D, acompañada de una verdadera orquesta sinfónica.

El nuevo teatro tendrá luego otros programas como el musical homenaje al grupo Queen « We will rock you » o el peculiar Fashion Freak Show de Jean-Paul Gautier. Esta actualmente en gira en Rusia y fue un gran éxito en la sala de las Folies Bergères en París. Llegaran también muchos otros conciertos producidos por el grupo estadounidense Warner Bros Music.

Un proyecto arquitectónico y cultural de 360 ​​grados

Pero el Gran Teatro Bankia de la estación Principe Pio no es solo un teatro, y por eso se dice que es un proyecto a 360 ​​grados, ya que también incluye obras en la parte subterránea de la antigua estación. En 2021, este vasto espacio albergará una discoteca dedicada a la música electrónica. Por fin, en unas de las dos torres, la que está al oeste del edificio, actualmente se está construyendo un restaurante gourmet. Se dividirá en cuatro plantas con una gran terraza y unas vistas despejadas así hasta el Palacio Real y el resto de la ciudad de Madrid.

Encuentre toda la información sobre los eventos directamente en el sitio web del teatro Bankia Principe Pio.

Escrito por Isabelle Levame

Entrevista de moda: Paulita Errázuriz, una diseñadora chilena consciente y liberada

La diseñadora de moda chilena Paulita Errázuriz

Paulita Errázuriz es chilena, nacío en Santiago de Chile, donde vive actualmente. A los 27 años ya ha creado su propia marca de ropa que lleva su nombre y ha viajado por el mundo. Le gustan tanto las grandes ciudades como las islas más salvajes, creando ropa de alta costura o lujo listo para usar. Muy imaginativa y consciente del medio cambiante, le gustaría adoptar una moda 100% reciclable y reciclada a largo plazo, que es a lo que aspira… La hemos entrevistado para conocer más su trabajo.

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Los Premios Yago 2020 de Hendricks recompensaron los olvidados del cine español

El grupo Hombres G en los Premios Yago 2020. Crédito : I.L

Si no has visto esta noticia, el martes 18 de febrero se celebraron en Madrid en la sala El Sol, los premios Yago organizados por la marca de Gin Hendrick’s. Esa sexta edición recompensa los grandes olvidados del cine español (de los premios Goya, Gaudí, Forqué, Ferroz…), con un toque de humor negro y muchos gins tonic. El Yago de honor fue por el grupo de música Hombres G…

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¡La fiesta de la Francofonía regresa a Madrid el 6 de marzo de 2020!

La cuarta edición de la fiesta Francophone tendrá lugar en Madrid el 6 de marzo de 2020 bajo el vasto y luminoso techo de cristal de la Galería de Cristal en el Palacio de Cibeles. El evento comenzará a las 5 p.m. y finalizará a las 10 p.m. El acceso es gratuito para los visitantes. ¡Treiz’Hebdo también estará allí con su stand!

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